R RENAUD PAROLES
Posté le 15.02.2007 par mikay59
Allongés sous les vagues
Le soleil dans les yeux
Loin des cris de la plage
Où s'ébattent joyeux
Des enfants dérisoires
Des crétins boutonneux
Des lecteurs de France Soir
Et des chiens dangereux
On est bien tous les deux
Si bien que peu s'en faut
Qu'un aigri malheureux
Ne nous jette un seau d'eau
Allongés sous les vagues
S'appelle ma chanson
Plus c'est con, plus ça passe
A la télévision
Il faisait du soleil
Elle faisait du vélo
Moi je l'ai vue pareille
A Marylin Garbo
Sortie d'une aquarelle
Dans sa ch'mise à carreaux
Elle était plus que belle
Je n'étais pas que beau
Elle pédalait, volage
Dans les dunes imberbes
Parfumée d'Eau Sauvage
Et ça sent pas la merde
Dévorés par les nuages
S'appelle mon poème
Plus c'est con, plus ça passe
Sur les radios F.M.
Sur ma planche de surf
Moi je fendais l'écume
Je suais comme un b½uf
Mais bon, j'avais un rhume
J'étais musclé comme un
Copain d' Marlon Brando
Qu'est pas sur la photo
Mais qu'est musclé très bien
Quand elle m'a vu si beau
Comme une pierre elle est
Tombée de son vélo
Et s'est mise à rier
Poursuivis pas les crabes
S'appelle ma ballade
Plus c'est con, plus ça passe
Dans les boîtes minables
Je lui ai dit: Mignonne
Viens me rejoindre à l'eau
Quand on y est, elle est bonne
Quel talent ! Quel culot !
Elle a mis dans la s'conde
Son string clouté Prisunic
Et a plongé dans l'onde
Et les sacs en plastique
Depuis nous nous aimons
Comme s'aiment les oiseaux
Les huitres, les poissons
Et puis les pédalos
Qu'est-ce qu'y faut pas chanter
Comme conneries affligeantes
Pour espérer entrer
Un jour au Top Cinquante
--
Posté le 15.02.2007 par mikay59
Des rues de Bogota
Aux trottoirs de Miami
Ça fait trop loin pour moi
Alors je reste ici
Pourquoi je quitterais
Mon pays si joli
Pour aller galérer
Aux Etats-Unis
Du travail j'en ai
Le pavot la coca
C'est pas Dieu qui les fait
Pousser, c'est mon Papa et moi
Adios Zapata ! Que viva Marijuana !
Pour eux la mort
Pour nous la Samba !
Finie la guérilla
On faisait pas le poids
La lutte armée ça va
Quand t'as pas d'autre choix
Avec les gringos
On a trouvé plus malin
On fait du négoce
La main dans la main
Les banques la CIA
Sont nos meilleurs clients
L'argent de la coca
Eh ! C'est toujours de l'argent
Adios Che Guevara ! Que viva Marijuana !
Pour eux la mort
Pour nous la Samba !
Ils ont tué leurs Indiens
Et pillé mon pays
Nous on se venge enfin
Sans prendre le maquis
On fait agriculteurs
Et l'Oncle Sam achète
Et qui c'est le dealer
Qui pourrit la planète ?
C'est mon Papa et moi
Ou bien c'est le yuppie
Qui blanchit, caramba !
Tout l'argent du trafic ?
Adios Pancho Villa ! Que viva Marijuana!
Pour eux la mort
Pour nous la Samba !
La vérité c'est que
Ces enfants de salauds
Ça les arrangent un peu
La came dans leurs ghettos
Ça tue surtout les pauvres
Les négrots, les bandits
Ça justifie les flics
Ça fait vendre des fusils
Mais un jour le quart monde
Dira aussi "Basta"
A la misère du monde
Et chant'ra avec moi
Viva Che Guevara ! Zapata ! Pancho Villa !
Pour eux la mort
Pour nous la Samba
Posté le 13.02.2007 par mikay59
Sous tes cheveux beaucoup trop blonds
Décolorés ça va de soi
T'avais une cervelle de pigeon
Mais j'aimais ça mais j'aimais ça
Au fond de tes grands yeux si bleus
Trop maquillés ça va de soi
T'avais que'que chose de prétentieux
Que j'aimais pas que j'aimais pas
J'avais la tignasse en bataille
Et les yeux délavés
Je t'ai culbutée dans la paille
T'as pris ton pieds
Adieu fillette
Nous n'étions pas du même camps
Adieu minette
Bonjour à tes parents
Tu m'as invité à Deauville
Dans ta résidence secondaire
Je m'suis fait chier comme un débile
Dans cette galère dans cette galère
Tu m'as présenté tes copains
Presqu'aussi cons qu'des militaires
C'était des vrais Républicains
Buveurs de bière buveurs de bière
Le grand type qui s'croyait malin
En m'traitant d'anarchiste
Je r'grette pas d'y avoir mis un pain
Avant qu'on s'quitte
Adieu fillette
Nous n'étions pas du même camps
Adieu minette
Bonjour à tes parents
Mais quand t'es rentrée à Paname
Super fière de ton bronzage
T'as pas voulu poser tes rames sur le rivage
C'est une image
Tu m'as téléphoné cent fois
Pour que j'passe te voir à Neuilly
Dans ton pavillon près du bois
Et j'ai dit oui et j'ai dit oui
J'suis v'nu un soir à ta surboum
Avec 23 d'mes potes
On a piétiné tes loukoums
Avec nos bottes
Adieu fillette
Nous n'étions pas du même camps
Adieu minette
Bonjour à tes parents
Faut pas en vouloir aux mariolles
Y z'ont pas eu d'éducation
A la Cour Neuve y a pas d'école
Y a qu'des prisons et du béton
D'ailleurs y z'ont pas tout cassé
Y z'ont chourravé qu'l'argentrie
Ton pote qu'y f'sait du karaté
Qu'est-ce qu'on l'ya mis qu'est-ce qu'on l'ya mis
Ton père j'l'ai traité d'enfoiré
Excuse auprès de lui
Si j'avais su que c'était vrai
J'y aurai pas dit
Adieu fillette
Nous n'étions pas du même camps
Adieu minette
Bonjour à tes parents
Maintenant j'ai plus envie d'causer
Tu dois déjà avoir compris
Qu'on est pas né du même côté
D'la bourgeoisie d'la bougeoisie
Arrête une minute de chialer
Tu vois quand même que j't'oublie pas
Je t'téléphone en PCV
De Nouméa de Nouméa
Ça fait 3 s'maines que j'suis bidasse
L'armée c'est une grande famille
La tienne était moins dégueulasse
Follement la quille
Adieu fillette
Nous n'étions pas du même camps
Adieu minette
Bonjour à tes parents.
Posté le 13.02.2007 par mikay59
Sous tes cheveux beaucoup trop blonds
Décolorés ça va de soi
T'avais une cervelle de pigeon
Mais j'aimais ça mais j'aimais ça
Au fond de tes grands yeux si bleus
Trop maquillés ça va de soi
T'avais quelque chose de prétentieux
que j'aimais pas que j'aimais pas
J'avais la tignasse en bataille
Et les yeux délavés
Je t'ai culbutée dans la paille
T'as pris ton pied
{Refrain:}
Adieu fillette nous n'étions pas du même camp
Adieu fillette, bonjour à tes parents
Tu m'as invité à Deauville
Dans ta résidence secondaire
J'me suis fait chier comme un débile
Dans cette galère dans cette galère
Tu m'as présenté tes copains
Presque aussi cons qu'des militaires
C'étaient des vrais républicains
Buveurs de bière buveurs de bière
Le grand type qui s'croyait malin
En m'traitant d'anarchiste
J'regrette pas d'y avoir collé un pain
Avant qu'on se quitte
{au Refrain}
Et quand t'es rentrée à Paname
Super-fière de ton bronzage
T'as pas voulu poser tes rames
Sur le rivage - c'est une image
Tu m'as téléphoné cent fois
Pour que j'passe te voir à Neuilly
Dans ton pavillon près du bois
Et j'ai dit oui j'ai dit oui
J'suis venu un soir à ta surboum
Avec vingt-trois d'mes potes
On a piétiné tes loukoums
Avec nos bottes
{au Refrain}
Faut pas en vouloir aux marioles
Y z'ont pas eu d'éducation
A la Courneuve Y'a pas d'écoles
Y'a qu'des prisons et du béton
D'ailleurs y z'ont pas tout cassé
Y z'ont chouravé qu'l'argenterie
Ton pote qui f'sait du karaté
Qu'est-ce qu'on y a mis qu'est-ce qu'on y a mis
Ton père j'l'ai traité d'enfoiré
Excuse-moi auprès d'lui
Si j'avais su que c'était vrai
J'y aurais redit
{au Refrain}
Maint'nant j'ai plus envie d'causer
Tu d'vrais déjà avoir compris
Qu'on n'est pas nés du même côté
D'la bourgeoisie d'la bourgeoisie
Arrête une minute de chialer
Tu vois quand même que j't'oublie pas
J'te téléphone en PCV
De Nouméa de Nouméa
Ca fait trois semaines que j'suis bidasse
L'armée c't'une grande famille
La tienne était moins dégueulasse
Viv'ment la quille
{au Refrain}
Posté le 13.02.2007 par mikay59
A l'arrière de l'autocar
Ça cartonne à la bière
Devant y a un pétard
Qui fait une p'tite lumière
Dans l'parebrise
Eh ! Alain ton clébard
Commence à nous gonfler
Fais le taire ce bâtard
Il arrête pas d'aboyer
Y nous les brise
J'dormirais bien une plombe
Avant d'arriver à Tarbes
J'ai les paupières qui tombent
Et les yeux qui s'lézardent
J'suis vanné
J'voulais dire les mecs
Demain après l'gala
J'me taperais bien un steack
Ras l'bol des pizzerias
Terminé
Combien qu'y reste de bornes
A quelle heure on arrive
Et dans quel hôtel on borgne
On va poser nos valises
Nos valises
Y a Fredo qui roupille
Hier soir au Novotel
Y s'est tapé une fille
Pas bavarde et très belle
Sans complexe
L'avait draguée dans Lui
Dans les pages du milieu
On s'l'était faite aussi
On était tous amoureux
Même le clebs
Amaury est fâché
T't à l'heure en sortant d'scènes
J'lui est dit qui s'était planté
Dans l'intro d'H.L.M.
Y m'en veut
Putain ! ces musicos
Y z'ont vraiment trop d'talent
Et moins y sont craignos
Plus y sont gonflants
Ou teigneux
Combien qu'y reste de bornes
A quelle heure on arrive
Et dans quel hôtel on borgne
On va sécher nos ch'mises
Nos ch'mises
A l'Alhambra d'Bordeaux
Hier soir y avait un monde
Au moins quinze cents pélots
Et d'un baston pas l'ombre
C'est bizarre
Y a pourtant des rockys
Qu'ont dû avoir les boules
En m'voyant applaudi
Même par des babas cools
Quel panard
Vous en faites pas les mecs
Ce soir y s'ront des milliers
Enfoncés Supertramp
Trust et Lavilliers
Mais non j'déconne !
Si y sont qu'une dizaine
On leur paiera l'apéro
On s'éclatera quand même
On f'rat l'concert au bistrot
Chez Simone
Combien qu'y reste de bornes
A quelle heure on arrive
Combine qu'y m'reste à vivre
A quelle heure j'abandonne
J'abandonne
Posté le 13.02.2007 par mikay59
Quand il est arrivé
A la Belle de Mai
Y connaissait dégun
Le parisien,
Qu'es aco ce fadòli
Avéses yeux de gòbi ?
A dit tout le quartier
Qui l'espinchait
Y fait le fier ce pébronnasse !
Oh, Bonne Mère, qué counas !
L'est pas de la Marsiale
C'est un con à la voile
On va lui esquicher
Le bout du nez
Premier jour au bistrot
L'a payé l'apéro
A tous ces enfévés
Pas rancunier !
Y se sont empégués
Jusqu'à la nuit tombée
A la santé peuchère
De l'estranger
Y fait le fier parc'qu'il est riche
Oh, Bonne Mère, qué stoquefiche!
C'est un vrai rompe-figue
Dis, il est de Martigues ?
Qu'est-c'qu'on peut s'en séguer
De ses lovés !
Le lendemain le cacou
Se promenait partout
Avè sa fiancée
Comme un trophée
C'était un belle nine
Au long cou de galine
L'avait dû la furer
Au poulailler
Y fait le fier le parigot !
Oh, Bonne mère, qué cafalo !
Vé, elle a le cul presque
Comme la porte d'aix !
Va caguer à Endoume,
Oh, fangoule !
Un jour, à des nistons
Qui jouaient au ballon
Il dit : "Oh, les minots !
Y a du boulot !
pour remporter le match
Faut se lever le maffre,
Et allez ! Bouleguez
Les bras-cassés ! "
Y fait le fier, fatche de con !
Mets-y peuchère un pastisson !
Et qu'il aille au Vieux Port
Faire ses estrambords
Peut même s'y néguer
L'estranger !
La caraque était née
Avé la crépine
Son équipe a brillé
A été digne !
Avé le cul, ma foi,
Un peu bordé déanchois
L'a fait des Phocéens
Européens
Y fait le fier et y parade
La Cannebière elle le bade !
Mais il nous casse aussi
Un peu les alibòfi
Car si on a la Coupe,
Il l'a aussi !
Après cette aventure
L'est devenu madur
L'a voulu remplacé
Le député !
Il est bon, ce jobastre,
Pour le 54 !
Y va se retrouver
A Montfavet !
Y fait le fier et y voudrait
Oh, Bonne Mère, nous escaner !
R'tourne à la capitale
Ou bien au pégal !
Ou au PSG
Chez les papés !
A la belle de Mai,
Aux Goudes et au Panier,
Il a salut dégun
Le Parisien
Quand il est remonté
Dedans son TGV
Avé sa fiancée
Et ses lovés !
Y fait le fier, ce pebronnasse !
Oh, Bonne Mère, c'est une estrasse !
Méfi ! Les trains s'arrêtent
Quelques fois aux Baumettes
Aprés un pénéquet
A l'Evêché !
Ecoute ma quique belle,
Cette histoire c'est celle
D'un fada, d'une brêle,
D'une bordille
Qui savait pas qu'ici
On aime les bandits,
Qu'on donne l'amitié
Aux estrangers
Mais si y sont fiers comme le pape
Oh, Bonne Mère, allez, escape !
Fais du bien à Bertrand
Il te le rend en caguant !
Donne lui le ballon
De nos nistons,
Dès qu'il sera champion
Il voudra, ce pébron,
Remplacer le Gaston !
Ça pas question, fatche de con !!!
Posté le 13.02.2007 par mikay59
Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré
Le rallye mécanique
Des Mad Max de bazar
A r'commencé son cirque
Au soleil de janvier
Vont traverser l'Afrique
Avec le pieds dans l' phare
Dégueulasser les pistes
Et revenir bronzés
Ravis de cet obscène
Et pitoyable jeu
Belle aventure humaine
Selon les journaleux
Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents couillons dans leurs camions
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré
Passe la caravane
Et les chiens n'aboient plus
Sous les roues des bécanes
Y a du sang répandu
C'lui des quelques sauvages
Qui ont voulu traverser
Les rues de leurs villages
Quand vous êtes passés
Comme des petits Romel
Tout de cuirs et d'acier
Crachant vos décibels
Aux enfants décimés
Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré
Combien d'années encore
Ces crétins bariolés
F'ront leur terrain de sport
D'un continent entier
Combien d'années enfin
Ces bœufs sponsorisés
Prendront l' sol africain
Pour une cour de récré
Dans leurs joutes odieuses
Les bonbons bien au chaud
Au fond de leurs délicieuses
Combinaisons fluos
Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré
Posté le 10.02.2007 par mikay59
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants
A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants
Posté le 10.02.2007 par mikay59
C'est à peine l'aurore
Et je tombe du plume
Mon amour dort encore
Du sommeil de l'enclume
Je la laisse à ses rêves
Où je n' suis sûrement pas
Marlon Brando l'enlève,
Qu'est c' que je foutrais là ?
Sur un cheval sauvage,
Ils s'en vont ridicules
Dehors y a un orage,
Y sont mouillés c'est nul !
Moi j'affûte mes gaules
Pour partir à la pêche
Musette sur l'épaule,
Saucisson, bière fraîche
Quand le soleil arrive,
Mon amour se réveille
Le cœur à la dérive,
Les yeux pleins de sommeil
Téléphone à sa mère
Qu'est sa meilleure amie
Paroles éphémères
Et tous petits soucis
J'aimerais bien entendre
Ce qu'elle dit de moi
C'est sûrement très tendre,
Enfin bon, j'entends pas
Moi je plante mon hameçon
Tout en haut d'une branche
Je tire sur le nylon,
Me ruine une phalange
Le jour avance un peu,
Mon amour se maquille
Un œil et puis les deux,
C'est futile mais ça brille
Qui veut-elle séduire,
Je suis même pas là
Je me tue à lui dire
Qu'elle est mieux sans tout ça
Que ses yeux sont plus clairs
Quand ils sont dans ma poche
Que vouloir trop plaire
C'est le plaisir des moches
Moi je sors une truite
D'au moins cent vingts kilos
J' l'ai pitié trop petite,
Je la rejette à l'eau
Il est midi passé,
J e reviens les mains vides
Trop de vent, pas assez,
L'eau était trop humide
Alors je rentre chez moi
Triste comme un menhir
Et personne n'est là
Pour m'entendre mentir
Mon amour est partie,
Est partie pour toujours
J'ai perdu mon amour
Et j'ai perdu ma vie
J'emmènerai dimanche
Si je peux ma gamine
S'emmêler dans les branches
A la pêche à la ligne
J'emmènerai dimanche
Si je veux ma gamine
S'emmêler dans les branches
A la pêche à la ligne
Posté le 10.02.2007 par mikay59
Elle avait sous sa toque de martre,
sur la butte Montmartre,
un p'tit air innocent.
On l'appelait rose, elle était belle,
a' sentait bon la fleur nouvelle,
rue Saint-Vincent.
Elle avait pas connu son père,
elle avait p'us d'mère,
et depuis 1900,
a' d'meurait chez sa vieille aïeule
Où qu'a' s'élevait comme ça, toute seule,
rue Saint-Vincent.
A' travaillait déjà pour vivre
et les soirs de givre,
dans l'froid noir et glaçant,
son p'tit fichu sur les épaules,
a' rentrait par la rue des Saules,
rue Saint-Vincent.
Elle voyait dans les nuit gelées,
la nappe étoilée,
et la lune en croissant
qui brillait, blanche et fatidique
sur la p'tite croix d'la basilique,
rue Saint-Vincent.
L'été, par les chauds crépuscules,
a rencontré Jules,
qu'était si caressant,
qu'a' restait la soirée entière,
avec lui près du vieux cimetière,
rue Saint-Vincent.
Et je p'tit Jules était d'la tierce
qui soutient la gerce,
aussi l'adolescent,
voyant qu'elle marchait pantre,
d'un coup d'surin lui troua l'ventre,
rue Saint-Vincent.
Quand ils l'ont couché sur la planche,
elle était toute blanche,
même qu'en l'ensevelissant,
les croque-morts disaient qu'la pauv' gosse
était crevé l'soir de sa noce,
rue Saint-Vincent.
Elle avait une belle toque de martre,
sur la butte Montmartre,
un p'tit air innocent.
On l'appelait rose, elle était belle,
a' sentait bon la fleur nouvelle,
rue Saint-Vincent.